Face à la multiplication des ingérences économiques, le gouvernement français a décidé d’agir sans attendre. Un décret signé par le Premier ministre Sébastien Lecornu renforce désormais le contrôle des investissements non européens dans les entreprises stratégiques françaises cotées à l’étranger.
Le danger ne vient pas seulement du rachat total d’une entreprise. Une participation minoritaire peut suffire pour peser sur ses décisions et approcher ses technologies, ses données ou ses savoir-faire. En abaissant le seuil de contrôle de 25 à 10 %, l’État veut intervenir avant qu’une influence étrangère ne devienne une dépendance stratégique