La France attire aujourd’hui des investissements massifs dans les data centers, portée par un atout décisif : une électricité abondante issue en grande partie du nucléaire. Mais derrière cette nouvelle puissance numérique se pose une question plus stratégique : peut-on réellement parler de souveraineté si les technologies, le cloud et parfois la gestion des données restent entre les mains d’acteurs étrangers ?
La récente commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les dépendances numériques rappelle que la localisation des serveurs ne suffit pas à garantir le contrôle. À l’heure où l’IA devient une infrastructure essentielle, la bataille se joue aussi sur la maîtrise des technologies et la protection des données sensibles.